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Pourquoi parle-t-on de cerveau “immature” chez l’enfant ?

  • il y a 10 heures
  • 2 min de lecture

On entend souvent que le cerveau de l’enfant est immature. Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ?


Le cerveau de l’enfant se construit progressivement, un peu comme une maison qui se bâtit étage par étage.


À la base se trouve le cerveau reptilien, celui de la survie. Il agit comme un système d’alerte rapide qui permet au corps de réagir face à ce qui est perçu comme une menace ou un inconfort. Chez l’enfant, il peut s’activer face aux signaux internes (la douleur, fatigue, faim,…) ou les signaux externes (la peur, une stimulation trop intense, des bruits soudains, changements,…). Ces réactions sont automatiques : le corps cherche avant tout à se protéger et retrouver un état de sécurité. Instinctivement, il va rechercher la proximité de l’adulte, car sa présence aide le système nerveux à retrouver son équilibre. Le peau à peau, la voix, les bercements font notamment partie des moyens de co-régulation.


Le cerveau limbique est impliqué dans les émotions, l’attachement et la mémoire. Certaines de ses structures, comme l’amygdale sont actives dès la naissance, le bébé est capable de ressentir des émotions comme la peur, le plaisir ou la détresse. En revanche, l’hippocampe, qui participe à l’organisation et à la consolidation des souvenirs, se développe plus lentement au cours de l’enfance. La répétition des expériences émotionnelles vont progressivement créer des associations entre émotions et situations. 


Enfin, le néocortex est impliqué dans le raisonnement, la planification et le contrôle des impulsions. C’est lui qui permet de réfléchir, comprendre des règles, anticiper et prendre des décisions. Il se développe progressivement au cours de l’enfance et de l’adolescence, et s’appuie sur les expériences vécues à travers les systèmes de survie et les émotions.

Autrement dit, la capacité de réfléchir et d’analyser se construit aussi à partir de ce que l’enfant ressent et vit.


Au fil des expériences et des interactions, l’enfant développe peu à peu les capacités cérébrales qui lui permettent de donner du sens à ses émotions : les reconnaître, les exprimer et organiser ce qu’il ressent.



psychologie, développement de l’enfant, émotions, neuropsychologie


Références :

Casey, B. J., Heller, A. S., Gee, D. G., & Cohen, A. O. (2017).

Development of the emotional brain. Neuroscience Letters, 693, 29–34. https://doi.org/10.1016/j.neulet.2017.11.055

Schore, A. N. (2001).

The effects of early relational trauma on right brain development, affect regulation, and infant mental health. Infant Mental Health Journal, 22(1–2), 201–269.

Diamond, A. (2013).

Executive functions. Annual Review of Psychology, 64, 135–168. https://doi.org/10.1146/annurev-psych-113011-143750

Shonkoff, J. P. (2011).

Protecting brains, not simply stimulating minds. Science, 333(6045), 982–983. https://doi.org/10.1126/science.1206014













 
 
 

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Noémie Vaillant

Psychologue LE BOUSCAT

Numéro ADELI : 339331027 - Numéro SIRET : 909 011 868 00025 - RRPS 10008734393

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